Jérusalem

Monsieur Trump  reconnaît donc Jérusalem comme capitale d’Israël tout en souhaitant une solution au conflit palestinien par la coexistance de deux Etats avec des frontières mutuellement acceptées.

Pas besoin de revenir ici sur les évènements qui ont mené à la situation actuelle au Proche Orient et moins encore d’en juger. Mais une négociation pouvant amener Palestiniens et Israëliens à se mettre d’accord sur une solution de paix implique des concessions de part et d’autre. Une concession capitale aurait été l’acceptation, par les Palestiniens, de Jérusalem-Ouest comme capitale d’Israël. Cela en contrepartie de concessions importantes d’Israel, territoriales évidemment, et un autre statut pour Jérusalem-Est.  Le respect des lieux de culte, sous surveillance internationale, devrait bien sûr rester garanti.

La reconnaissance de Jérusalem par les Etats-Unis  comme capitale d’Israël, sans aucune contrepartie d’Israël, rend maintenant la perspective d’une paix négociée au Proche Orient encore plus difficile, pour ne pas dire impossible.

Et tout cela pour des raisons de politique intérieure américaine, pour plaire aux milieux évangéliques extrêmes et attirer le vote d’un l’électorat influent votant traditionnellement démocrate.

JH., le 6 décembre 2017

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