2.07 Le vote obligatoire

Il fut un temps où, le jour des élections, les Luxembourgeois se trouvant à l’étranger rentraient au pays, se revoyaient: un jour de fête.

L’obligation de voter continue à faire débat. À ce qui paraît, l’obligation de se déplacer tous les 5 ans en tout deux fois à un bureau de vote, de « perdre » ainsi une demi-heure de son temps, est pour d’aucuns un tribut trop élevé pour payer le privilège de vivre en démocratie, d’avoir le droit de voter.

En fait il ne s’agit pas à proprement parler d’une obligation de voter, de faire un choix politique puisque l’on peut remettre un bulletin blanc ou nul. Il s’agit tout simplement de l’agacement d’être dérangé dans ses habitudes.

Il est loin le temps où le vote par correspondance n’existait pas encore, lorsque les Luxembourgeois, étudiant à l’étranger, dont moi, rentraient massivement au pays pour participer au rituel national que constituait une élection. On se retrouvait entre amis, on était fier d’appartenir à une nation libre de décider de son destin.

Il est vrai qu’on sortait des années de guerre, que les libertés politiques étaient encore ressenties comme un privilège dont il fallait se prévaloir, n’étaient pas ressenties comme une contrainte.

Mais évoquer de tels souvenirs fait aujourd’hui ringard, vous rejette parmi les « ewig Gestrigen».

C’est dommage.

JH, le 8 janvier 2017

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