Le vote obligatoire

L’obligation de voter continue à faire débat. À ce qui paraît, l’obligation de se déplacer moins d’une fois par an à un bureau de vote, de « perdre » ainsi une demi-heure de son temps, est pour d’aucuns un tribut trop élevé pour payer le privilège de vivre en démocratie, d’avoir le droit de voter.

En fait il ne s’agit pas à proprement parler d’une obligation de voter, de faire un choix politique puisque l’on peut remettre un bulletin blanc ou nul. Non, il s’agit tout simplement de l’agacement d’être dérangé dans ses habitudes.

Il est loin le temps où le vote par correspondance n’existait pas encore, lorsque les Luxembourgeois, étudiant à l’étranger, rentraient massivement au pays pour participer au rituel national que constituait une élection. On se retrouvait entre amis, on était fier d’appartenir à une nation libre de décider de son destin.

Il est vrai qu’on sortait des années de guerre, que les libertés politiques étaient encore ressenties comme un privilège dont il fallait se prévaloir et non pas comme une contrainte.

Evoquer de tels souvenirs fait aujourd’hui ringard, vous rejette parmi les « ewig Gestrigen ».

Tant pis s’il en est ainsi.

JH, le 8 janvier 2017

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.