5.04 Croire, mais en quoi?

Après avoir longtemps hésité, l’auteur confie à ce blog sa réaction aux questions fondamentales qui se posent à l’homme: Dieu existe-t-il, a-t-il créé le monde? L’homme a-t-il un âme éternelle, est-ce qu’il y a une vie après la mort, un “jugement dernier”, un ciel et un enfer?

Voilà des questions que beaucoup se sont posées et se posent à moins, évidemment, d’en avoir cure.

On n’en parle guère, sauf dans les églises, les temples et les mosquées ou dans des sociétés traditionnelles tel le “bible belt” américain, où l’existence de Dieu et d’une vie dans l’au-delà sont des évidences.

Si on veut cependant réfléchir sinon répondre indépendamment à la question posée en exergue, il paraît utile de partir de ce que l’on sait, de ce que les scientifiques, tel Stephen Hawking, nous disent du monde dans lequel nous vivons, de partir de ce que l’on sait avec certitude, de ce qui est scientifiquement prouvé.

… scientifiquement prouvé?

Si dans les sciences exactes les connaissances scientifiques ne souffrent, en principe, pas de doute, sont considérées comme prouvées, il en est autrement pour les sciences dites humaines. En histoire, par exemple, il faut distinguer entre les faits, universellement admis comme exacts, d’une part et leurs interprétations de l’autre, qui, même si présentées comme factuelles, ne le sont pas nécessairement.

En dépit de ce principe, nombreux sont ceux qui, tout en acceptant ces considérations, sont néanmoins plus ou moins persuadés que l’existence de l’Homme doit avoir un sens profond, faire partie du «design» d’un créateur. Et d’espérer ou, au moins, de ne pas exclure, qu’il y ait une vie après la mort.

De plus en plus nombreux, du moins en Europe occidentale, sont cependant ceux qui doutent ou même sont persuadés que le Dieu des religions monothéistes, prenant un intérêt dans le comportement, dans le vécu de l’homme, n’existe pas.

Quant au soussigné, il est persuadé que pour un “Dieu” hypothétique, l’existence de ‘humanité doit être d’une insignifiance abyssale: il est ainsi persuadé que la mort de l’homme est définitive, est finale.

Une telle conviction n’exclut pas la possibilité que quelque chose de mystérieux, d’inimaginable, qu’un “Dieu” existe. Le soussigné est cependant profondément convaincu que cette chose, si elle existe, échappe à la compréhension humaine.

Il estime dès lors inacceptable que pour de raisons religieuses, ou sous leur prétexte, on impose des règles de comportement. Tout comme il estime inacceptable que l’on ne respecte pas la liberté de conscience, la liberté religieuse pour autant que ces croyances ou convictions, religieuses ou idéologiques, ne mettent pas en cause le respect de la liberté de conscience et d’expression, en démocratie ne contreviennent pas à la loi.

Pour lui c’est là le principe fondamental de la laïcité de l’État, de la séparation de l’État et des religions, telle qu’ancré dans la Constitution française.

Et que l’on ne dise pas que, faute de religion, il n’y a guère de morale.

L’histoire est riche des atrocités commises au nom de “Dieu”.

JH, le 23 février 2019

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.