6.15 Un triste constat

Les exactions auxquelles les démonstrations anti-vaccin ont donné lieu le samedi 4 décembre à la Ville de Luxembourg, montrent que des citoyens ordinaires, normalement pacifiques, ne peuvent parfois pas résister à la tentation de  profiter de l’impunité que leur confère l’anonymat d’une foule  pour se livrer à des actes de violence. Il ne  s’agit heureusement que d’une petite minorité, même parmi les « anti-vaccin », mais d’une démonstration dont on se serait volontiers passé.

Il faut, bien sûr, réprimer ces violences. La violence contre l’État n’est moralement permise que si tous les autres moyens d’action, si les libertés personnelles ont été supprimées ou risquent de l’être. On en est loin chez nous.

Mais venons-en au principal.

Il est difficile de comprendre la ténacité avec laquelle des concitoyens refusent de se faire vacciner. Leurs panneaux  portaient parfois des affirmations vraiment ubuesques. N’ont-ils pas compris que pour vaincre le virus il faut le réduire à un état endémique, que pour ce faire il est nécessaire que la presque totalité des gens soit vaccinée ? Que l’immense majorité scientifique certifie le caractère inoffensif mais hautement souhaitable de cette vaccination, que par leur refus ils risquent de retarder dangereusement cette immunité collective, qu’ils sont dès lors une menace, un danger mortel pour la société, donc aussi pour eux-mêmes ? Que s’opposer à la vaccination est dès lors presque criminel, à moins que ce ne soit la preuve d’une incompréhension égoïste, stupide mais coupable du danger dans lequel nous nous trouvons ? Que les autorité sont objectivement obligées de pousser à la vaccination, autant que faire se peut ? Que s’ils persistent dans leur entêtement, cette pression s’accentuera et cela avec l’approbation de la plupart de leurs concitoyens ?

Navrant !

JH, 5.12.2021

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