5.11 Astronomie : des questions oisives

Où se trouve le centre de l’Univers, quelle sera l’évolution ?

L’auteur de ce blog a parfois quitté les sujets pouvant nous opposer les uns aux autres pour s’adonner à des contemplations sur des sujets plus ésotériques pour lesquels ses compétences sont proches de nulles mais qui ne cessent de l’intriguer.

Les trois articles, 5.05, 5.06 et 5,08 en sont des exemples. Ils traitent de questions telles que, « L’homme est-il seul dans l’Univers » ou, encore, « Est-ce qu’on va un jour avoir contact avec des extra-terrestres ? «  .

Ci-après la tentative de pousser ce questionnement un peu plus loin : où se trouve le centre de l’Univers, où se trouvent ses limites ?

Selon Stephen Hawking et consorts, notre Univers est né du néant par un grand éclat, le Big Bang, une “singularité”. Faute de mieux on peut comparer ce Big Bang à l’explosion, en plein air, d’une fusée de feu d’artifice ou, mieux encore, à un obus à fragmentation : lorsqu’un tel obus explose, les fragments s’en écartent à grande vitesse dans toutes les directions.

Il a dû en être de même des énergies et des matières nées suite au Big Bang.

La comparaison doit s’arrêter-là. Alors que quelques instants après l’’explosion de l’obus les fragments, freinés par la résistance de l’air et attirés par l’attraction terrestre, se trouvent par terre, les galaxies ont poursuivi leurs trajectoires, s’éloignant de l’endroit de leur origine dans toutes les directions et, comme deux points d’une enveloppe d’un ballon en train d’être gonflé, continuant à s’éloigner aussi les unes des autres. Aucune résistance ne semble s’avoir opposée à cette fuite des galaxies de leur lieu d’origine.

À ce sujet les scientifiques se sont cependant opposés, les uns soutenant que le scénario s’inverserait dans quelques milliards d’années pour se terminer par un Big Crunch, les autres estimant que cette extension allait se ralentir et, finalement se détruire: un Big Chill. La théorie d’un « Univers fermé » était ainsi remplacée par celle d’un « Univers ouvert décéléré ».

Cette deuxième hypothèse semblait avoir emporté la dispute mais, depuis quelque 20 ans,  un troisième scénario est priviligié:  l’expansion de l’Univers s’accélèrait sans cesse, allannt se terminer dans un froid absolu, un Big Rip, la théorie d’un « Univers ouvert accéléré ».

Enfin il faut mentionner l’hypothèse récente d’un Univers aussi ouvert et accéléré , une variante donc du Big Rib, celle d’une expansion de plus en plus élevée mais se terminant, elle,  par une sorte d’auto-destruction. À ce qui paraît, cette dernière  hypothèse est en train de remporter (provisoirement ?)  la discussion.

Terminons l’énumération en mentionnant aussi une théorie dite de « l’énergie fantôme », selon laquelle l’énergie sombre détruirait finalement toutes les galaxies.

Tous ces scénarios prévoient donc la disparition de l’Univers tel que nous le connaissons. Il ne faut cependant pas trop s’en faire : cela ne se passera pas de sitôt mais dans quelques dizaines de milliards d’années seulement. En attendant, nous devons accepter que l’Univers se trouve en expansion.

Parmi les conséquences de cette expansion devraient se trouver, selon le soussigné, les suivantes :

  • En s’éloignant du lieu de leur origine, “l’enveloppe” ou la  “peau” de ballon », en se distendant, devient plus  « poreuse », les galaxies s’éloignant les unes des autres. Suite au Big Bang, les énergies et les matières naissantes doivent aussi avoir été projetées à des vitesses légèrement différentes. Avec le temps, quelque 13,8 milliards d’années, les écarts entre les galaxies dans toutes les directions qui en résultent doivent être devenus énormes. Résultat : « l’enveloppe” serait non seulement devenue  plus poreuse » mais aussi  plus        « épaisse ».
  • Constatant que les galaxies entourant la nôtre s’en écartent dans toutes les directions, où que nous portions notre regard, nous avons l’impression de nous trouver au centre du système. Difficile alors de deviner dans quelle direction se trouve l’endroit d’où tout cela est venu. Il doit en aller de même pour les observateurs hypothétiques se trouvant dans les autres galaxies.
  • Les galaxies se trouvant du côté opposé au nôtre dans « l’enveloppe de ballon », doivent s’être éloignées de nous à tel point qu’elles ont disparu de l’Univers perceptible par l’homme, de l’horizon cosmique. On en vient alors à penser que l’Univers détectable ne constitue qu’une partie d’un ensemble bien plus grand. L’Univers perceptible par l’homme ne serait alors qu’une partie, peut être très petite, d’un ensemble beaucoup plus grand !
  • L’image d’un ballon conduit enfin à se demander si son intérieur est vide ou, scénario  déjà évoqué à l’article 5.05 de ce blog, serait, lui aussi, occupé par d”innombrables galaxies nourries par un Big Bang toujours actif. Le Big Bang serait alors une “singularité permanente” !

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Trop d’imagination ?

Probablement, cela d’autant plus que la présente fait fi de l’existence hypothétique d’énergies inconnues, de matières noires et/ou sombres, d’énergies mystérieuses dont on ne sait pas    grand ’chose et qui représentent apparemment quelque 95% de l’Univers.

Il est aussi fait fi des informations selon lesquelles on est parvenu à capter des images remontant à des instants proches du Big Bang, chose incompréhensible pour l’auteur de ces lignes. Les radiations alors émises doivent quannt même s’être propagées plus rapidement que la matière  enn formationn et dont notre planète est issue. Elles devraient s’en être éloignées depuis belle lurette. Comment est-ce possible de les retrouver maintenant ?

Un jour quelqu’un m’en donnera peut-être l’explication. Encore faudra-t’il que je la comprenne.

Réflection finale.

Toutes ces réflexions, pertinentes ou non, n’empêchent pas le fait que la Terre est ce dont nous dépendons tous et dont nous sommes tous responsables. Ce que nous savons de l’Univers ou ce que nous croyons en savoir, sa véritable nature et son destin, n’y changent strictement rien, sont en quelque sorte des questions oisives.

Le soussigné, espérant que ce texte sera accueilli avec mansuétude, serait ravi s’il recevait des commentaires, critiques surtout, qui lui permettraient de corriger ses rêveries.

 Texte publié le 13 avril 2021, remanié et complété le lendemain, 14 avril 2021.

J.H.

jeha@pt.lu

 

 

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