6.6 Le problème des réfugiés

S’il est un gros problème auquel je ne connais pas de solution, c’est l’afflux de réfugiés aux frontières des pays développés, presque toujours des démocraties parlementaires. Que ce soit à la frontière des États-Unis avec le Mexique, du Mexique avec le Honduras, ou que ce soit aux frontières méridionales de l’UE.

Exception : la Turquie, guère démocratique, qui abrite, dans des camps et aux frais de l’UE,  plus d’un million de réfugiés. Pas question de les intégrer dans la société turque. Ils attendent ainsi depuis des années soit de pouvoir rentrer chez eux, leurs patries sans cesse dévastées par des guerres fratricides, soit de pouvoir enfin entrer dans l’UE.

Et cela risque de n’être qu’un début. Ils sont des millions prêts à venir aux États-Unis, en Europe, si jamais les frontières s’ouvrent. Ce n’est pas possible, la majorité des  Américains, des Européens s’y oppose. Les « riches » s’en accommoderaient peut-être au début du moins, les « pauvres », directement concurrencés dans leurs habitats, leurs emplois, ne le toléreraient pas.

Madame Merkel a dû en faire l’expérience.

Notre Asselborn national, par ailleurs fort sympathique, peut s’adonner à des gestes symboliques. Il n’aborde pas le fonds du problème.

Alors que faire ?

Malgré la corruption endémique gangrenant les pays regorgeant d’émigrants potentiels: mieux vaut probablement d’aider ces gens à vivre chez eux que de les laisser partir vers un eldorado fallacieux, parfois mortel. Encore devrait cela se faire d’une façon coordonnée, sous l’égide de l’ONU par exemple et non pas d’une façon incontrôlée.

Mais là aussi de nombreux obstacles se dressent : problème poignant, malheureusement insoluble.

29.9.2021

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